La gestion durable de l’azote

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Afin de préserver la qualité de l’eau de notre région, la législation impose à chaque agriculteur de disposer de superficies de terre suffisantes pour épandre la matière organique que produit son élevage.

Pour y parvenir, la Wallonie a mis en place le Programme de Gestion Durable de l’Azote en agriculture (PGDA).

Grâce à ce programme, chaque agriculteur wallon calcule son « taux de liaison au sol ». Celui-ci est le rapport entre la quantité d’azote à épandre (fumier, lisier) ET la quantité d’azote qui peut être valorisé par les cultures (celle dont elles ont besoin pour que leur croissance soit optimale). Pour calculer ce taux de liaison au sol, le PGDA prévoit des normes de production d’azote par catégorie d’animaux.
Le PGDA prévoit  d’autres mesures afin de diminuer la pollution des eaux souterraines et de surface par le nitrate d’origine agricole :

  • délimitation de zones vulnérables (la teneur en nitrate dans les eaux de ces zones est un peu plus élevée. ce sont donc des zones plus sensibles),
  • stockage des engrais de ferme
  • périodes et conditions d’épandage des engrais de ferme
  • contrats d’épandage et de pâturage entre agriculteurs
  • couverture des sols
  • périodes pour le labour des prairies permanentes

Le nitrate est le principal point critique de la qualité des eaux souterraines lié à l’agriculture. Des mesures de surveillance des taux de nitrates dans les eaux existent depuis 1994.

L’empreinte eau en quelques chiffres

6% de l’eau douce prélevée en Belgique est utilisée en agriculture

Selon une étude, il faudrait 3 à 6 litres d’eau pour produire 1 litre de lait

L’empreinte eau d1 litre de lait est très variable en fonction de la méthode de calcul

Le saviez-vous ?

Une vache laitière consomme environ 60 litres par jour mais cette quantité varie en fonction de nombreux facteurs : nature de la ration, niveau de production laitière, gabarit de l’animal, température ambiante, ….

L’achat d’aliments pour le bétail représente 55 à 95 % de l’empreinte eau consommative d’un litre de lait. Les exploitations wallonnes sont relativement autonomes dans l’alimentation de leurs animaux : utilisation du pâturage, cultures fourragères locales. Cela diminue leur empreinte eau.

La Belgique n’irrigue que 0,4 %  de ses terres agricoles, sa consommation en eau bleue est donc faible

Des projets de recherche sont en cours en Wallonie afin de déterminer l’empreinte eau de l’agriculture wallonne