Biodiversité

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La biodiversité et l’agriculture

Les pratiques agricoles ont un effet marqué sur la biodiversité. Celui-ci peut-être négatif lorsque la spécialisation agricole est forte ou, à l’inverse positif lorsque le milieu rural conserve une diversité de production et de couverts végétaux.
Les prairies occupent un quart de la superficie wallonne, soit la moitié de sa superficie agricole. En effet, certaines zones agricoles de Wallonie, telle que l’Ardenne, ne sont pas adaptées aux cultures car le relief accidenté, le type de sol et le climat ne s’y prêtent pas. La valorisation la plus adaptée des terres est la prairie.

Ces prairies sont des éléments importants du paysage. Elles accueillent des formes variées de biodiversité et protègent mieux que les cultures les sols de l’érosion. Une prairie qui n’est pas pâturée se transforme en forêt.

Ces prairies sont gérées par l’éleveur, et les ruminants (bovins, chèvres et moutons) sont des acteurs indispensables pour les entretenir et les valoriser. Les ruminants sont les seuls animaux qui sont capables de transformer l’herbe en aliments utilisables par l’homme.

Quelques chiffres

L’élevage des ruminants contribuent au maintien des paysages

En Wallonie, 48% de la surface agricole est de l’herbe

Dans l’élevage

L’atout de l’élevage wallon est qu’il peut utiliser et gérer différents types de productions (équilibre élevage -cultures) et de milieux (prairies, petit cours d’eau et mares, haies) qui lui permettent d’avoir un impact positif sur la biodiversité.

Afin d’aider les agriculteurs à préserver la biodiversité des milieux qu’ils gèrent, la Politique Agricole Commune recommande aux États d’intégrer ce type de mesures dans les Mesures Agri-environnementales et Climatiques (MAEC) qu’ils mettent en place.

La Wallonie a mis en place 11 mesures qui sont accessibles à tous les agriculteurs. Les éleveurs sont concernés par plusieurs d’entres elles :

  • L’entretien des éléments semi-naturels qui se trouvent sur leurs terres : haies, alignements d’arbres, arbres ou buissons isolés, bosquets et mares.
  • La conservation des prairies naturelles en permettant la montée en graines des plantes par une fauche ou un pâturage tardif.
  • La création de surface de prairies inondables afin de favoriser la création de biotopes spécifiques.
  • La conservation des prairies à haute valeur biologique afin de préserver une flore et une faune spécifique.
  • La préservation de races locales menacées telles que certaines races de chevaux, de moutons et de bovins.
  • Une méthode d’approche globale appelée « Autonomie fourragère » qui incite les éleveurs à augmenter la capacité de leur exploitation à nourrir leurs animaux avec de l’herbe et des cultures fourragères produites sur la ferme.

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